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Créer un torrent

Publié dans , , , le 19 novembre 2008 | 3 commentaires »

J’ai aujourd’hui eu besoin de partager Mamie.A.La.Plage[2008][MP3][320KBPS] et je me suis évidemment tourné vers BitTorrent et Mininova pour ce faire. Le client que j’utilise est Transmission (généralement intégré aux distros GNU/Linux comme Ubuntu, et que j’ai installé sous Arch). Un howto d’une simplicité étonnante qui vous permettra de diffuser librement vos enregistrements audiovisuels dans la joie et la bonne humeur !

Pour commencer, ajoutez les fichiers que vous souhaitez partager dans un dossier que vous nommerez dans le plus pur style 1337H4X (cf. exemple ci-dessus), pour faire bien. Lancez Transmission (ou votre client habituel) et créez un nouveau torrent : Torrent > Nouveau. Sélectionnez votre dossier, et ajoutez un tracker sur lequel sera faite l’annonce. ThePirateBay, recommandé par Mininova - en voici l’adresse : http://open.tracker.thepiratebay.org/announce - semble être une bonne solution. Cliquez sur Nouveau : voilà, votre .torrent est créé, à la racine de votre répertoire personnel (/home/$USER).

Ensuite, inscrivez-vous sur Mininova. Sachez que vous pouvez également envoyer votre .torrent en tant qu’anonyme, mais vous ne pourrez ni le modifier, ni le supprimer par la suite. Allez à la page d’upload… Vous savez ce qu’il vous reste à faire ;) .

Toutefois, gardez à l’esprit les sages paroles de Weird “Al” Yankovic :

Once in a while maybe you will feel the urge
To break international copyright law
By downloading mp3s from file-sharing sites
Like Morpheus or Grokster or Limewire or KaZaA
But deep in your heart you know the guilt would drive you mad
And the shame would leave a permanent scar
‘Cause you start out stealing songs, and then you’re robbing liquor stores
And selling crack and running over school kids with your car

So don’t download this song
The record store’s where you belong
Go and buy the CD like you know that you should
Oh, don’t download this song

Optimisez votre espace de travail

Publié dans , , le 11 novembre 2008 | 4 commentaires »

Si comme moi, vos deux PC fonctionnent en même temps sur votre bureau mais, si comme moi, vous manquez de place, Synergy est la solution. Ce soft va vous permettre de partager un couple clavier/souris pour tout un ensemble de machines connectées.

Synergy

Commencez par installer le paquet sur toutes vos machines (sachant que ça fonctionne aussi bien sous n’importe quel Unix que sous Windows) puis sélectionnez celle sur laquelle sont branchés clavier et souris. Ce sera le serveur Synergy. Voici mon .synergy.conf :

section: screens
	dedicated:
	sweetylaptop:
end

section: links
	dedicated:
		up = sweetylaptop
	sweetylaptop:
		down = dedicated
end

Dans la première section, “screens”, je donne le nom des machines concernées par Synergy. Vous devez absolument renseigner le nom de toutes les machines qui se connecteront au serveur ; en l’occurrence, dedicated et un fixe et sweetylaptop mon ordinateur portable (dont j’utilise le clavier et le touchpad).

Leur disposition sur le bureau est la suivante : sweetylaptop en haut et dedicated en bas. Vous devez le renseigner de cette manière dans la section “links” : si dedicated est en bas, logiquement sweetylaptop est au-dessus de lui (”up”).

Vous avez compris ? Bravo, votre fichier de configuration est renseigné. Lancez le serveur en mode verbeux pour la première utilisation. Vous pourrez retirer le switch -f une fois que ça fonctionnera selon vos envies :

synergys -f

Pour les postes clients, lancez le client Synergy, également en mode verbeux pour une première utilisation :

synergyc -f sweetylaptop

Ainsi, synergyc se connectera au poste sweetylaptop.

Aucune erreur ? Regardez… Votre souris passe d’un écran à l’autre lorsque le curseur en atteint le bord ! Comme dirait l’autre ;)

MPD + Icecast = webradio

Publié dans , , , , le 3 novembre 2008 | 14 commentaires »

Vous avez toute votre vie rêvé de diffuser illégalement de la musique soumis aux droits d’auteur ? D’ici une quinzaine de minutes, vous pourrez vous préparer à une visite surprise du GIGN dans votre chambre d’étudiant ;) !

Bon, si vous êtes geek, vous devriez savoir ce qu’est MPD et je vous invite très fortement à vous y intéresser de plus prêt si, en plus, vous aimez la musique et les playlists. Je ne vais pas faire un cours d’Histoire pour les mauvais élèves, sachez seulement que ce (fantastique) logiciel est un daemon, c’est-à-dire une sorte de “logiciel résident”, une tâche exécutée en arrière-plan, en somme, qui ne dépend pas de votre interface graphique. Vous contrôlez ce daemon grâce à un frontend comme Sonata, ce qui assure une stabilité exceptionnelle (l’interface graphique crashe ? Pas grave, votre musique continue à passer) et une flexibilité hors du commun, comme nous allons le voir au cours de ce tutoriel. Trève de superlatifs, passons à l’action.

Afin de parvenir à vos fins, il vous faudra avoir installé mpd et Icecast, un serveur de diffusion. Pour schématiser, Icecast récupère le flux audio mpd et le diffuse sur le réseau en streaming.

Attention : pour que le duo fonctionne, il faut d’abord lancer Icecast, puis mpd sinon ça ne marchera jamais.

Je vous donne ma config mpd (fichier ~/.mpdconf). J’ai décidé de ne pas l’utiliser comme un deamon, mais de le lancer ponctuellement (au démarrage de ma session, en l’occurrence).

# Fichiers et dossiers

music_directory “~/Musique” # Là où se trouve la musique
playlist_directory “~/.mpd/playlists” # Où mettre les playlists
db_file “~/.mpd/mpd.db” # La base de données
log_file “~/.mpd/mpd.log” # fichier de log
error_file “~/.mpd/mpd-error.log” # fichier de log des erreurs
pid_file “~/.mpd/mpd.pid” # fichier PID

# Connexion (facultatif)

bind_to_address localhost # Hostname
port 6600 # Où MPD doit écouter. Défaut : 6600

# Si vous voulez contrôler l’accès au serveur (facultatif)
# Si l’option password n’est pas spécifiée, alors les personnes non authentifiées
# auront le droit de tout faire.

default_permissions “read,add,control,admin” # Autorisations totales

audio_output {
type “shout”
name “AddiKT1ve”
host “localhost”
port “8000″
mount “/usr/share/icecast/stream.ogg”

# This is the source password in icecast.xml
password “hackme”

# Set either quality or bitrate
quality “5.0″
format “44100:16:1″

# Optional Paramters
user “source”
} # end of audio_output

# Need this so that mpd still works if icecast is not running
audio_output {
type “alsa”
name “fake out”
driver “null”
}

Pour lancer mpd, tapez simplement mpd. Au premier lancement, vous aurez besoin de créer la base de données : mpd --create-db.

Et hop, mon /etc/icecast.xml - je n’ai pas changé le mot de passe par défaut, parce que moi, je suis un grand malade : icecast.xml.

Modifier les valeurs que j’y ai insérées - exemple : votre nom d’utilisateur fonctionnera mieux que le mien :D - et lancez le daemon (sous Archlinux, ça donne ça) :

sudo /etc/rc.d/icecast start

Par défaut, Icecast écoute sur le port 8000. Pour accéder à la page qu’affiche le logiciel, un petit tour par localhost:8000 et le tour est joué. Remplacez localhost par l’IP locale du PC pour écouter le flux à partir d’une autre machine sur le réseau. Et pour l’écouter depuis l’Internet multimédia interactif 2.0, utilisez le NAT de votre routeur afin d’ouvrir le port… Et voilà ;) !

Bonne écoute à toutes et à tous, et bon piratage !

Du web, mais encore ?

Publié dans le 30 octobre 2008 | 3 commentaires »

Attention, ce billet est loin d’être fini ! Je me concentre sur la partie services web.

TorrentFlux est un un frontend, développé en PHP, pour BitTornado. Il va vous permettre de centraliser vos téléchargements par BitTorrent, via une interface Web.

Pour l’installer, rendez-vous sur la page de téléchargement chez Debian puis choisissez le miroir le plus proche de chez vous. La méthode la plus rapide pour ceci est de télécharger le paquet avec wget directement depuis votre serveur :

ssh 192.168.1.2
wget http://ftp.fr.debian.org/debian/pool/main/t/torrentflux/torrentflux_2.4-3_all.deb

Une fois sur le disque, installez-le grace à dpkg :

sudo dpkg -i torrentflux_2.4-1_all.deb

Des dépendances sont certainement manquantes : dpkg vous les liste, et vous n’avez plus qu’à les installer avec apt-get - par exemple, si bittornado n’est pas encore installé :

sudo apt-get install bittornado

L’installation de TorrentFlux devrait se poursuivre d’elle-même au moment de la configuration des nouveaux paquets ;) .

Pour y accéder, créez un lien symbolique dans le répertoire public vers le répertoire d’installation de TorrentFlux, et le tour est joué !

sudo ln -s /usr/share/torrentflux /var/www/torrentflux

C’est magique.

Administrer la machine à distance

Publié dans le 12 octobre 2008 | 1 commentaire »

Que ce soit en local ou à distance, vous aurez besoin d’utiliser SSH pour accéder à un shell sur votre serveur sans avoir à intervenir physiquement sur celui-ci (j’entends par là lui adjoindre un écran et un clavier). SSH est très simple d’utilisation et, grâce à lui, vous allez pouvoir planquer votre machine dans un placard et… L’oublier !

Commençons par installer le daemon SSH sur le serveur, puis un client quelconque sur les autres postes.

Sur le serveur, tout simplement :

sudo apt-get install ssh

Une fois l’installation effectuée, les clefs RSA sont générées et votre shell distant est prêt à l’emploi :) . Il va maintenant falloir se connecter à votre machine grâce à SSH, et pour cela, tous les postes clients devront utiliser un client : sous GNU/Linux, openssh (le paquet s’appelle bien souvent “ssh” ou “openssh-client”), sous Windows, PuTTY.

La syntaxe de connexion est très simple, voyez par vous-même :

ssh nomdutilisateur@adresse.du.serveur

Dans notre cas, cela donnerait :

ssh addikt1ve@192.168.1.25

Si tout se passe bien, on vous demande d’accepter la transmission des certificats de sécurité. Tapez “yes” en toutes lettres puis confirmez avec Entrée, et enfin entrez votre mot de passe.

Vous êtes à présent connecté(e) de façon sécurisé à votre serveur :) !

Avant la connexion, SSH vous demande votre mot de passe. Pour changer le texte de base, il vous faut décommenter une ligne dans le fichier /etc/ssh/sshd_config :

#MaxStartups 10:30:60
#Banner /etc/issue.net

Supprimez le symbole dièse # devant Banner, modifiez à votre guise /etc/issue.net, puis relancez sshd :

sudo /etc/init.d/ssh restart

Le tour est joué !

… Mais ce n’est pas fini. Vous voudriez à présent modifier le message d’accueil lancé par SSH après la connexion. Pourquoi pas :D !

Il va vous falloir modifier de la même façon trois fichiers différents :

  • /etc/motd
  • /etc/motd.tail
  • /usr/share/base-files/motd

Vous pourriez y inscrire le nom de votre machine en ASCII art par exemple, en utilisant un générateur.

Les services pour un serveur Web

Publié dans le 12 octobre 2008 | 1 commentaire »

Pour monter un serveur digne de ce nom, une solution LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP/Perl/Python) ne serait pas de refus !

Apache est le serveur HTTP le plus connu et le plus utilisé dans le monde. On lui reconnait quelques concurrent sérieux tels que lighttpd, dont je parlerai peut-être dans les annexes du tutoriel.

Pour rester simple, Apache gère les connexions entre serveur et clients sur le port 80. … Comment ça, j’ai dit “pour rester simple” :D ? Ce que vous devez retenir : Apache affiche les pages web de votre serveur. Mmh, c’est plus clair, non ?

Puisqu’il faut un début à tout, il est temps de l’installer :

sudo apt-get install apache2 apache2-doc

Apache vient se loger dans votre système. Allez-y, essayez en vous rendant à l’adresse IP de votre serveur dans votre navigateur. It works!

Tout cela est bien joli, mais que ferait-on sans PHP, Python, Perl ou bien Ruby ? Rien :D !

sudo apt-get install php5 libapache2-mod-php5
sudo apt-get install python libapache2-mod-python
sudo apt-get install perl libapache2-mod-perl2
sudo apt-get install ruby libapache2-mod-ruby

Sachez que vos pages web sont stockées dans /var/www et que vous pouvez modifier cela dans le fichier de configuration /etc/apache2/apache2.conf.

Vous voilà l’heureux possesseur d’un serveur web pouvant expoiter quatre langages de programmation. Mais ce n’est pas tout. Vous allez avoir besoin de quelques bases de données, et pour ça, MySQL fera très bien l’affaire. C’est un SGBD extrêmement connu et performant. Installons-le :

sudo apt-get install mysql-server php5-mysql

Pour pouvoir administrer vos bases de données à partir d’un navigateur, il est indispensable d’installer phpMyAdmin :

sudo apt-get install phpmyadmin

Vous pouvez dès à présent y accéder à l’adresse http://votreserveur/phpmyadmin.

Lancez à présent le script de sécurisation de MySQL :

sudo mysql_secure_installation

Globalement, répondez “y” à toutes les questions et définissez un nouveau mot de passe root pour MySQL.

Enfin, pour simplifier les transferts de fichiers depuis les postes clients vers le serveur et vice versa, le FTP semble être la solution la plus simple. Nous allons donc installer un serveur FTP des plus répandus et simples d’utilisation, j’ai nommé proftpd !

À l’attaque :

sudo apt-get install proftpd

Une fois installé, vous pouvez jeter un coup d’oeil au fichier de configuration /etc/proftpd/proftpd.conf ; cependant, sachez que chaque utilisateur ayant un compte sur le serveur pourra accéder à son répertoire personnel via FTP avec son nom d’utilisateur et son mot de passe. Consultez les annexes pour l’utilisation du répertoire ~/public_html, qui permet à chaque utilisateur de publier ses pages.

Un système d’exploitation

Publié dans le 12 octobre 2008 | 1 commentaire »

Debian pour son serveur

Debian est extrêmement réputée pour sa stabilité et sa fiabilité, d’où le choix inévitable pour mon premier serveur. Notez que mon second serveur est, quant à lui, sous Arch Linux, que je préfère de loin à Debian. Toutefois, le nombre hallucinant de tutoriels et autres trucs et astuces que vous pourrez pêcher sur le net me pousse à livrer ce guide pour Debian. Vous verrez : c’est un excellent choix :) .

Commençons par télécharger l’image minimale dite “netinst” d’installation par le réseau. Pour ceci, rendez-vous sur la page de téléchargement et choisissez l’architecture qui correspond à votre processeur. À vrai dire, si vous utilisez un processeur Intel ou AMD, même 64 bits, choisissez i386.

Quelques minutes plus tard, vous avez gravé l’image sur un disque et vous pouvez faire booter votre machine dessus. C’est certainement la dernière fois que vous voyez un lecteur CD branché à votre serveur, et c’est l’occasion de prendre une petite photo souvenir, mmh :D ?

Il est à présent temps de procéder à l’installation de Debian sur votre serveur. À vrai dire, celle-ci est très simple et le seul moment de solitude que vous pourriez ressentir se situe à l’étape du partitionnement.

Pour bien faire les choses, la meilleure solution serait d’installer deux disques durs dans la machine : le premier, de faible capacité, pour le système (partition racine / et swap), et le second pour les données (/home, /etc, /usr, /srv, que sais-je !).

Vous trouverez un tutoriel exhaustif couvrant toutes les étapes de l’installation du système à cette adresse : Formation Debian ;) .

Déploiement de la configuration

Vous y êtes. Après un long périple, vous avez finalement installé Debian puis débranché le lecteur CD et remonté votre bécane. On va commencer à configurer Debian sans rentrer dans les détails. Bien évidemment, toutes les commandes, sauf si le contraire est précisé, doivent être exécutées en tant que root.

Réseau

La base de la configuration réseau pour un serveur est de lui attribuer une IP fixe. Imaginons que votre routeur (Neufbox, Livebox, Netgear, D-Link ou autre) a l’IP 192.168.1.1 et que vous voulez que votre serveur soit au 192.168.1.2, l’interface utilisée étant eth0, voici à quoi devrait ressembler votre fichier /etc/network/interfaces (pour le modifier, utilisez l’éditeur de texte nano) :

# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback

# The primary network interface (static)
auto eth0
iface eth0 inet static
gateway 192.168.1.1
address 192.168.1.2
netmask 255.255.255.0

Prenez en compte ces modifications en relançant le service networking :

/etc/init.d/networking restart

Et hop, votre nouvelle IP fixe est en place ;) ! Notez que vous pouvez également attribuer une adresse statique dans l’interface d’administration de votre routeur, du côté du DHCP. Cela se fait grâce à l’adresse MAC de votre carte réseau, que vous trouverez grâce à un ifconfig bien placé :

eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:0X:00:0X:0X:00

Ajout d’utilisateurs

Je vous recommande d’ajouter un utilisateur sur votre machine, ce sera utile dans bien des cas (en effet, utiliser le compte root pour lancer MPD par exemple, c’est mal), utilisez cette commande :

adduser nomdutilisateur

L’utilisateur est créé, ainsi que son répertoire personnel dans /home. Effets garantis :D !

sudo, ou comment simplifier les tâches d’administration

Vous avez envie de donner un accès root à un de vos utilisateurs, sans pour autant pousser votre confiance jusqu’à lui transmettre le mot de passe root ? C’est bien :P . Mais comment faire dans ce cas-là… ?

sudo make me a sandwich

Vous l’aurez compris, il va falloir utiliser sudo. En tant que root, installez-le :

apt-get install sudo

À présent, éditez le fichier de configuration /etc/sudoers pour définir, utilisateur par utilisateur, qui pourra ou ne pourra pas utiliser sudo. Pour l’éditer, vous devrez utiliser visudo en tant que root :

visudo -f /etc/sudoers

Voilà à quoi ressemble la fin du fichier chez moi :

# User privilege specification
root ALL=(ALL) ALL
addikt1ve ALL=(ALL) ALL
piero ALL=(ALL) ALL

Les utilisateurs “addikt1ve” et “piero” ont donc accès à l’intégralité des fonctions d’administration. Pour exécuter une commande en tant que root, rajoutez tout simplement “sudo” avant celle-ci :

sudo commande

Allez, un petit reboot ;) ? Cette commande est à rentrer, pour la dernière fois, en tant que root :

reboot

Le doux bruit du buzzer se fait entendre : ça marche !

Un boîtier pour votre serveur

Publié dans le 12 octobre 2008 | 1 commentaire »

En premier lieu, il vous faudra réfléchir à plusieurs questions à la fois :

  • Quels sont mes moyens financiers ?
  • De quelle place ai-je besoin dans mon boîtier ?
  • Mon matériel aura-t-il tendance à chauffer ?

En répondant à ces trois questions, vous allez pouvoir déterminer plusieurs choses :

  • Le prix et donc la gamme du boîtier (bas, milieu, haut de gamme) ;
  • Le format du boîtier (mini tour, moyen tour, grand tour ou desktop) ;
  • L’aération et donc le bruit généré par le serveur.

Ces trois points sont cruciaux, et vous devez y réfléchir sérieusement. La configuration idéale serait un boîtier moyen tour qui permettrait d’accueillir quelques disques durs, contenant un matériel peu générateur de chaleur (un Pentium III ou un Celeron, par exemple) mais d’une puissance acceptable.

Avant de vous lancer dans vos achats, je ne saurai que trop vous recommander d’acheter une alimentation haut de gamme, ne fournissant pas forcément un nombre de watts hallucinant, mais d’un silence et d’une stabilité les plus hauts possibles. Sans cela, vous prendrez des risques inutiles, que ce soit pour votre installation électrique ou pour vos pauvres oreilles :P .

Pour ma part, j’ai surmonté le radiateur de mon Pentium III d’un ventilateur 55×55 mm thermorégulé d’un silence absolu. Il m’en a couté une dizaine d’euros, mais le jeu en vaut la chandelle…
Étant donné que j’ai monté un Silent Drive sur lequel j’ai fixé un ventilateur de 80 mm, l’aération du boîtier n’est pas nécessaire dans mon cas.

Si vous avez envie de vous faire plaisir en créant vous-même votre boîtier ou certains de ses éléments, c’est tout à fait possible. Le matériau que vous devriez choisir en premier lieu est un bon contreplaqué de 7 mm d’épaisseur. Cela a le mérite d’être léger et très facile à découper, même à la scie égoïne, et les vis rentrent dedans comme dans du beurre

Je vous conseille de bricoler quelques modules pour votre boîtier, dans l’ordre d’importance :

Cela devrait déjà vous occuper un certain temps, et améliorera sensiblement les conditions de vie à l’intérieur de votre boîtier :-° .

Je mettrai à jour cette partie avec des photos dès que j’aurai pris le temps de commencer mon boîtier en contreplaqué et de refaire proprement mon Silent Drive.

Pour conclure, n’oubliez pas de faire le tour des entreprises et particuliers autour de vous : beaucoup plus de personnes que vous ne le soupçonnez cherchent à remplacer du matériel encore largement utilisable, et préfèreraient vous le léguer plutôt que de payer pour s’en débarasser !

Les précautions à prendre : vérifier l’alimentation, remplacer la pile du BIOS (qui accusera sûrement déjà le poids des années), et passer un coup d’aspirateur à l’intérieur de la bête. Prenez le temps de nettoyer correctement tous les ventilateurs, et de passer un coup d’essuie-tout entre les dents du radiateur.

Votre serveur dédié

Publié dans le 12 octobre 2008 | 3 commentaires »

Vous rêvez de mettre en place un serveur dédié sous GNU/Linux, et de vous en charger de A à Z ? Ce tutoriel est pour vous :) !

Vous allez pouvoir mettre en place à moindre frais un serveur aux fonctions multiples tournant sous GNU/Linux. Quels sont vos moyens actuels ? Dans une première partie, nous étudierons l’aspect matériel (hardware) puis, dans une seconde, tout ce que vous devrez savoir d’un point de vue logiciel (software). Enfin, les annexes que je vous proposerai (en partie par la suite, dans de futus billets) vous permettront d’étendre les capacités et les possibilités de la bête, que ce soit sur un plan hardware ou sur un plan software.

Sur ce… Prêts ? Partez !

Sniffer le traffic sur un réseau

Publié dans , , , , le 15 juin 2008 | 11 commentaires »

Hi. Un petit TP pour aujourd’hui :) ?

Grâce à ettercap, vous allez aujourd’hui pouvoir récupérer tout ce qui transite en clair sur votre réseau, et plus particulièrement les couples login / password. Pour ce faire, vous aurez besoin du paquet ettercap ou, par exemple sous Arch, ettercap-gtk (sans quoi, pas d’interface graphique). En outre, sachez qu’il doit être lancé par root pour fonctionner ; dans ce tuto, j’utiliserai sudo.

Commençons par lancer l’appli :

sudo ettercap-gtk -G -n 255.255.255.0

L’option -G indique que je veux utiliser l’interface graphique. L’option -n précise le masque de sous-réseau, que vous trouverez grâce à ifconfig :

eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 00:1B:38:3C:3B:30
          inet addr:192.168.1.24  Bcast:192.168.1.255  Mask:255.255.255.0

Très bien, une fenêtre doit à présent s’afficher sur votre écran :

ettercap

Dans le menu Sniff, sélectionnez Unified sniffing puis sélectionnez l’interface réseau qui vous relie au réseau. À noter que si vous êtes connecté par eth0, vous ne verrez que les paquets transitant par eth0. En l’occurrence, c’est mon cas.

À présent, le menu s’étend et vous pouvez cliquer sur Start > Start sniffing : le log vous indiquera la réussite de l’opération d’un Starting Unified sniffing…. Vous devez scanner le réseau à la recherche de machines connectées, et cela grâce à Hosts > Scan for hosts :

Randomizing 255 hosts for scanning…
Scanning the whole netmask for 255 hosts…
3 hosts added to the hosts list…

À présent, passons aux choses sérieuses et attaquons le réseau ! Mitm > Arp poisoning puis cochez “Sniff remote connections” et validez :

ARP poisoning victims:

GROUP 1 : ANY (all the hosts in the list)

GROUP 2 : ANY (all the hosts in the list)

Vous êtes paré à la réception des paquets transitant par votre réseau. Vous patientez, quand soudain…

HTTP : 213.186.33.4:80 -> USER: kevindu95 PASS: azerty INFO: http://www.depannetonpc.net/forum/

On constate que kevindu95 vient de se connecter à DepanneTonPC avec le mot de passe azerty.

Faîtes également un tour par Hosts > Hosts list et View > Connections + View > Profiles. Cela vous permettra d’afficher des détails concernant les machines connectées au réseau : c’est toujours intéressant d’apprendre que votre petite soeur de 12 ans se balade sur meetic.com.

Amusez-vous bien ;) !