Vous avez toute votre vie rêvé de diffuser illégalement de la musique soumis aux droits d’auteur ? D’ici une quinzaine de minutes, vous pourrez vous préparer à une visite surprise du GIGN dans votre chambre d’étudiant
!
Bon, si vous êtes geek, vous devriez savoir ce qu’est MPD et je vous invite très fortement à vous y intéresser de plus prêt si, en plus, vous aimez la musique et les playlists. Je ne vais pas faire un cours d’Histoire pour les mauvais élèves, sachez seulement que ce (fantastique) logiciel est un daemon, c’est-à-dire une sorte de “logiciel résident”, une tâche exécutée en arrière-plan, en somme, qui ne dépend pas de votre interface graphique. Vous contrôlez ce daemon grâce à un frontend comme Sonata, ce qui assure une stabilité exceptionnelle (l’interface graphique crashe ? Pas grave, votre musique continue à passer) et une flexibilité hors du commun, comme nous allons le voir au cours de ce tutoriel. Trève de superlatifs, passons à l’action.
Afin de parvenir à vos fins, il vous faudra avoir installé mpd et Icecast, un serveur de diffusion. Pour schématiser, Icecast récupère le flux audio mpd et le diffuse sur le réseau en streaming.
Attention : pour que le duo fonctionne, il faut d’abord lancer Icecast, puis mpd sinon ça ne marchera jamais.
Je vous donne ma config mpd (fichier ~/.mpdconf). J’ai décidé de ne pas l’utiliser comme un deamon, mais de le lancer ponctuellement (au démarrage de ma session, en l’occurrence).
# Fichiers et dossiers
music_directory “~/Musique” # Là où se trouve la musique
playlist_directory “~/.mpd/playlists” # Où mettre les playlists
db_file “~/.mpd/mpd.db” # La base de données
log_file “~/.mpd/mpd.log” # fichier de log
error_file “~/.mpd/mpd-error.log” # fichier de log des erreurs
pid_file “~/.mpd/mpd.pid” # fichier PID# Connexion (facultatif)
bind_to_address localhost # Hostname
port 6600 # Où MPD doit écouter. Défaut : 6600# Si vous voulez contrôler l’accès au serveur (facultatif)
# Si l’option password n’est pas spécifiée, alors les personnes non authentifiées
# auront le droit de tout faire.default_permissions “read,add,control,admin” # Autorisations totales
audio_output {
type “shout”
name “AddiKT1ve”
host “localhost”
port “8000″
mount “/usr/share/icecast/stream.ogg”# This is the source password in icecast.xml
password “hackme”# Set either quality or bitrate
quality “5.0″
format “44100:16:1″# Optional Paramters
user “source”
} # end of audio_output# Need this so that mpd still works if icecast is not running
audio_output {
type “alsa”
name “fake out”
driver “null”
}
Pour lancer mpd, tapez simplement mpd. Au premier lancement, vous aurez besoin de créer la base de données : mpd --create-db.
Et hop, mon /etc/icecast.xml - je n’ai pas changé le mot de passe par défaut, parce que moi, je suis un grand malade : icecast.xml.
Modifier les valeurs que j’y ai insérées - exemple : votre nom d’utilisateur fonctionnera mieux que le mien
- et lancez le daemon (sous Archlinux, ça donne ça) :
sudo /etc/rc.d/icecast start
Par défaut, Icecast écoute sur le port 8000. Pour accéder à la page qu’affiche le logiciel, un petit tour par localhost:8000 et le tour est joué. Remplacez localhost par l’IP locale du PC pour écouter le flux à partir d’une autre machine sur le réseau. Et pour l’écouter depuis l’Internet multimédia interactif 2.0, utilisez le NAT de votre routeur afin d’ouvrir le port… Et voilà
!
Bonne écoute à toutes et à tous, et bon piratage !



