Derrière ce titre aux doux accents communistes se cache un billet important, car c’est en effet la première fois que je m’attarde sur quelque chose avant de la critiquer - d’habitude, je le critique immédiatement et sans réfléchir. Mais c’est vraiment parce que ce coup-ci, ça m’intéresse. Car en effet, voici releasée la RC1 de Songbird !
Pour commencer, je sais que je ne l’utiliserai jamais au quotidien, et ce pour plusieurs raisons. La première est très simple : le logiciel utilise constamment entre 10 et 20% de mon CPU (minimisé), poussé dans ses retranchements dès que j’ai quelques onglets d’ouverts. Bon, il y a aussi le problème de Flash avec Deezer, à la limite je veux bien comprendre… Mais le duo Java / XUL ne fait vraiment pas bon ménage : c’est poussif et on observe un sorte de “clipping” quand on passe d’un onglet à l’autre.
L’autre point qui me déplait fortement, c’est l’utilisation des tags ID3. Bon, ça a énormément d’avantages, surtout dans l’optique “Web 2.0″ de Songbird, mais j’ai pris l’habitude de ripper mes compilations de Jazz et de Hip-Hop, ce qui me donne au final un bordel monstre dans les artistes. Ça part dans tous les sens ; sans compter les albums dont les tags sont mauvais, etc.
Grâce à mpd, j’ai pris l’habitude de ne pas prendre en compte ces futilités : la navigation par dossiers, il n’y a que ça de vrai ! Il suffit de les nommer correctement, ce qui en soit est beaucoup plus simple et surtout beaucoup plus rapide à l’utilisation. Il a fallu quelques minutes à Songbird pour importer mes 30Go de musique, contre quelques secondes pour mpd. Un gros inconvénient ! Oh, et bizarrement, il ne veut pas m’ouvrir mes fichiers .oga (Ogg Audio), ce qui est gênant quand on sait que tous les CD que je rippe sont encodées en Ogg Vorbis et dans ce format. C’est apparemment l’extension qui gêne le logiciel, puisqu’un .ogg sera lu sans que Songbird ne bronche. Soit.
Du point de vue de l’utilisation, c’est vraiment jouissif. On se rend vite compte qu’on clique plus partout qu’on n’écoute de musique. Chronophage et surtout contre-productif, voici les deux guest features du soft
. Il faut dire que les développeurs ont tout fait pour !
Déjà, on peut naviguer sur le web avec, et ça, c’est franchement sympa. Une subite envie d’écouter un artiste ou un album absent de votre collection personnelle ? Un petit tour sur Deezer et, complètement intégrée au lecteur, voici votre site de streaming audio préféré ouvert dans un onglet.
Grâce à XUL, on dispose d’un choix d’extensions et de thèmes grandissant de jour en jour, histoire d’alourdir encore un peu (plus) le machin. C’est quand même top moumoute.
En outre, beaucoup de détails rendent Songbird réellement agréable à l’utilisation : l’affichage de plein de données provenant - en vrac - de last.fm, Wikipédia, Musicbrainz… pour obtenir une fiche synthétique par artiste, qui permet d’observer sa biographie, sa discographie, le MySpace du groupe et tout ces trucs trop fashionlol 2.0.
Pour conclure, je n’ai qu’une seule chose à dire : essayez-le ! C’est un incontournable, que je collerais bien au top des lecteurs qu’il m’ait été donné d’essayer. Prévoyez une machine puissante et dont les ventilateurs ne fassent pas trop de bruit dès que la charge augmente, histoire d’apprécier de votre musique… C’est quand même l’essentiel
.
Nota Bene : Les utilisateurs d’Arch Linux noteront la présence dans AUR d’un paquet nighty-build ; cependant celui-ci n’a pas encore été mis à jour par son mainteneur. Croisons le doigts !



